Combien de jeunes sont chassés de chez eux parce qu’ils sont homos?
"CASSE-TOI !", un livre de Jean-Marie Périer disponible dans toutes les librairies le 8 février 2010.
"Sans doute grâce à mon éducation, j'ai toujours considéré l'homosexualité comme une évidence. Pour moi, c'est comme avoir les yeux bleus. On ne va pas quand même se mettre à virer son gosse parce qu’il a les yeux bleus... Si j'ai eu envie d'écrire ce livre, c'est afin de donner la parole à ces enfants-là."
DE IL A IL
Une chanson contre l'intolérance au profit du Refuge.
Ecoutez le titre interpreté par Ganaël Joffo et Frédéric Ange et soutenez nos actions.
Un havre d'écoute et de prévention des prises de risques pour jeunes victimes d'homophobie.
Le Refuge est le seul dispositif en France, conventionné par l'Etat, à proposer un hébergement temporaire et un accompagnement social et psychologique à des jeunes majeurs, garçons et filles, victimes d'homophobie, en rupture familiale.
L'association qui gère un dispositif d'accueil de 12 places en maisons-relais est confrontée à plus de 300 demandes d'admission par an.
Les jeunes accompagnés connaissent un mal-être et présentent une dévalorisation de l'image qu'ils ont d'eux-mêmes.
Prises de risques, pensées suicidaires, dépendances, scarifications... sont autant de concrétisations de ce mal-être.
L'absence de prise de conscience et de soutien des Pouvoirs Publics est d'autant plus alarmante que les jeunes homosexuel(le)s connaissent un taux de suicide 13 fois plus élévé que leurs pairs hétérosexuels.
2 dispositifs d'hébergement sont désormais opérationnels :
- La maison-relais de Montpellier, en Languedoc-Roussillon.
- Un hébergement en appartement-relais à Montreuil, en Ile-de-France
Elu(e), je m’engage à : 1. Sensibiliser les citoyens sur la nécessité d’une politique de prévention du mal-être des jeunes victimes d’homophobie, au regard des statistiques de santé publique relatives au suicide des jeunes homosexuels.
2. Mettre en œuvre des actions concrètes de prévention et de lutte contre l’homophobie en concertation avec les acteurs de terrain, et ce, sur la durée de mon mandat.
Difficile, voire impossible, de vivre son homosexualité quand on habite dans une cité de banlieue.
C’est le constat dressé par deux livres : "Homo-Ghetto" de Franck Chaumont et "Un homo dans la cité" de Brahim Naït-Balk.
Brahim a 45 ans. Il est d’origine marocaine. Après avoir vécu à Saint-Etienne et à Montceau les Mines, sa famille s’installe dans les années 80 en Seine-Saint-Denis, à Aulnay sous Bois, dans la cité des 3000.
Et comme souvent, pour nouer des liens, les jeunes de la cité jouent au football. Brahim, qui a 22 ans à l’époque, n’y échappe pas. Mais son attitude éveille rapidement les soupçons, et les premières remarques ne se font guère attendre.
Ensuite viendront les injures, comme "Brahim la dalpé" (pédale en verlan),
puis les gestes déplacés.
Jusqu’au jour où une bande de jeunes obligera Brahim à descendre dans la cave de son immeuble.
Brahim, qui est aujourd’hui entraîneur du Paris Football Gay, n’est jamais retourné à Aulnay sous bois. A chaque fois qu’il prend l’autoroute A1 et qu’il voit le nom d’Aulnay sur une pancarte, cela réveille chez lui un sentiment de peur.
Aujourd’hui, plusieurs années après, les choses n’ont pas changé : à en croire ceux qui travaillent dans les cités, il y aurait même une régression.
Farida travaille comme éducatrice de rue en banlieue parisienne. Elle est elle-même homosexuelle mais n’en parle pas de peur que les gens lui tournent le dos sur le terrain.
Elle constate un phénomène de repli identitaire des jeunes des quartiers.