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04/02/2008  Le sida n'est pas jugulé parmi les homosexuels
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Le nombre des diagnostics de sida est resté élevé l'an dernier en Suisse.
Les autorités espèrent toujours voir reculer l'épidémie. En tout, 735 nouveaux cas ont été enregistrés, un niveau similaire à 2006.
S'il s'est aujourd'hui stabilisé, le nombre de diagnostics chez les hommes homosexuels a presque doublé depuis quatre ans.
Selon les premiers chiffres pour 2007 de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) publiés lundi, 735 nouveaux cas de contamination étaient enregistrés à fin décembre.
Si l'on tient compte de déclarations encore à venir, on atteint le niveau élevé de 2006, soit 761 nouveaux cas.
Le virus a continué à se propager en particulier chez les hommes ayant des rapports sexuels avec
d'autres hommes, constate l'OFSP.
Depuis 2001, le nombre de déclarations au sein de ce groupe n'a cessé d'augmenter.
En 2007, 302 cas ont été déclarés contre 160 en 2003.
Entre 2006 et 2007, la hausse est toutefois restée plus «faible» et a atteint 4% (+12 cas).
Cela «laisse à penser que les mesures de prévention renforcées par l'Aide suisse contre le sida et
ses organisations partenaires ont freiné l'augmentation annuelle», écrit l'OFSP.
Plusieurs causes expliquent le fort taux d'infection chez les hommes homosexuels.
L'une d'elles est la primo-infection, indique Thomas Lyssy, de l'Aide suisse contre le sida.
C'est durant cette phase, c'est-à-dire les premières semaines qui suivent une infection, que le VIH
se transmet le plus souvent.
Le nombre de virus est particulièrement élevé dans le sang alors que les anticorps ne sont pas encore détectables.
De ce fait, une personne ne sait pas qu'elle est infectée au moment même où elle est la plus contagieuse, note M. Lyssy.
C'est pourquoi l'Aide suisse contre le sida a mis sur pied une nouvelle campagne de prévention
intitulée «Mission: Possible», qui se déroule jusqu'en mai.
Afin d'enrayer la spirale des infections, celle-ci préconise de se protéger systématiquement avec son partenaire pendant trois mois consécutifs, c'est-à-dire durant la phase critique.
Roger Staub, chef de la section sida de l'OFSP, place également beaucoup d'espoirs dans cette nouvelle campagne.
S'il est possible de sensibiliser la scène homosexuelle pour qu'elle pratique une protection complète durant les trois premiers mois, il y aura à coup sûr un recul du taux de nouvelles infections, prédit-il.
Selon l'OFSP, les diagnostics liés à une transmission entre personnes de sexe opposé ont poursuivi leur diminution entamée en 2004 pour atteindre 328 nouveaux cas en 2007, contre 362 en 2006.
La baisse est surtout forte chez les Suisses (de 135 à 98 nouveaux cas).
Seuls 14% de tous les cas diagnostiqués appartiennent encore à ce groupe.
Chez les femmes, le nombre de nouveaux cas a également continué à diminuer, passant de 80 en 2002 à 40 en 2007.
Il y a en revanche eu davantage de nouvelles infections chez les migrant(e)s en provenance d'Afrique subsaharienne, soit 145 contre 137 l'an dernier.
Ces personnes sont en général déjà infectées lorsqu'elles arrivent en Suisse.
Ce n'est que lors d'un autre problème de santé que l'on découvre qu'elles sont séropositives, explique M. Staub.
Enfin, les contaminations par des injections de drogue sont restées quasiment stables, passant de 60 nouveaux cas en 2006 à 61 l'an dernier.
Quant aux décès dus au sida, l'OFSP en a recensés 60 en 2007, contre 101 l'année précédente.
Ce chiffre devrait encore augmenter en raison de déclarations tardives.
En 1994, 686 personnes étaient décédées de la maladie.
Ce recul depuis une dizaine d'années s'explique par les effets des médicaments antirétroviraux, selon l'OFSP.

 
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01/02/2008 Jean-Luc Romero, président fondateur d'Elus Locaux Contre le Sida, réélu président
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L'ancien ministre et professeur Alain Calmat (PS), l'architecte Roland Castro, la députée-maire de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud (UMP), la conseillère régionale de Midi-Pyrénées, Françoise Cieutat (PS), et le professeur Willy Rozenbaum, co découvreur du virus du sida et président du Conseil national du sida, font leur entrée dans le bureau national.
L'assemblée générale d'Elus Locaux Contre le Sida, qui s'est déroulée en fin de matinée au CRIPS Ile-de-France, vendredi 1er février, a procédé au renouvellement de ses instances. Jean-Luc Romero, créateur de l'association, a été réélu président d'ELCS pour deux ans.
Jean-Luc Romero a créé ELCS en 1995.
Il est le premier et seul élu à avoir révélé publiquement sa séropositivité.
Conseiller régional d'Ile-de-France élu à Paris, il est président du parti Aujourd'hui, Autrement, membre du Conseil national du sida, ancien président du collectif « Sida, grande cause
nationale 2005 », vice président du CRIPS Ile-de-France.
Depuis juin 2007, il préside l'Association pour le droit de Mourir dans la Dignité (ADMD -
43.600 adhérents).
Sheila reste la présidente d'honneur.
Au poste de viceprésidents ont été élus le professeur Alain Calmat, ancien ministre, ancien champion olympique et actuel maire de Livry-Gargan (93 - PS) ; Roland Castro, architecte et président du Mouvement pour l'Utopie Concrète ; Joëlle Ceccaldi-Raynaud, députée-maire de Puteaux (92 - UMP), ancienne suppléante de Nicolas Sarkozy ; Françoise Cieutat, conseillère régionale déléguée de Midi-Pyrénées (31 - PS) ; François Queste, maire-adjoint de Béthune (62 - PS) ; le professeur Willy Rozenbaum, co découvreur du virus du sida, président du Conseil national du sida. Ont été réélus, Eddie Aït, conseiller régional d'Ile-de-France (78 - PRG) ; Jean-Marc Borello,
délégué général du groupe SOS Drogue International ; Philippe Ducloux, 1er maire-adjoint du 11ème ardt de Paris et conseiller régional d'Ile-de-France (75 - PS) ; Richard Tiberino, maire-adjoint de Nîmes et conseiller général du Gard (30 - UMP) ; Michèle Voisin, maire-adjoint de Saint-Laurent-du-Var et conseillère communautaire (06- UMP).
Patrick Teissère, conseiller municipal délégué du Havre (76 - UMP), est élu au poste de secrétaire général.
Et à ses côtés sont élus au poste de secrétaires généraux adjoints, Annick Marghieri, maire-adjointe de Saint-Mandé (94 - UMP) et Nicolas Noguier, conseiller municipal de Saint-Thibéry (34- NI) et président de l'association « Le Refuge », Michèle Parion et André Staut.
Philippe Lohéac, ancien conseiller municipal de Bobigny, a été réélu trésorier.
Dans les jours qui viennent, ELCS va adresser un questionnaire aux candidats aux élections dans les
grandes villes et notamment aux candidats de Paris, ville qui a plus du quart des cas de sida de tout le pays, car le sida ne peut être absent des échéances de mars prochain. Par ailleurs, dans l'optique du congrès mondial sur le sida de Mexico, ELCS va intensifier sa campagne pour que soit levées les interdictions de circuler ou de s'installer qui frappent 33 millions de personnes séropositives.

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05/01/2008  Les infections sexuellement transmissibles progressent en France

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Les infections sexuellement transmissibles (IST) - gonococcies (blennorragies), syphilis et infections dues aux chlamydiae - sont en augmentation en France, selon le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l'Institut de veille sanitaire (InVS), publié mardi 5 février.
Les spécialistes craignent que la résurgence des IST (plus connues sous le nom de MST) témoigne d'une augmentation des prises de risques, avec un danger accru de transmission du VIH (virus du sida).
Quasiment disparue, la syphilis avait fait sa réapparition fin 2000 à Paris.
Cette résurgence avait alors conduit l'InVS à créer un dispositif de surveillance volontaire.
Quatre-vingt neuf sites ont participé à la surveillance et ont détecté 2 061 cas de syphilis entre 2000 et 2006. Mais si ce chiffre était en diminution en 2005, le nombre de cas a de nouveau augmenté en 2006 (455 cas contre 339).
Dans un contexte de diversification des IST, il faut renforcer les campagnes d'information et d'incitation au dépistage de la syphilis, selon le BEH.
Si l'augmentation des IST touche particulièrement les hommes, les infections féminines liées aux gonocoques sont "en nette progression", avec "une augmentation d'un facteur 3 entre 2005 et 2006".
Pour le BEH, ces données "suggèrent une accélération de la transmission au sein de la population hétérosexuelle".
Autre IST en hausse, sans doute en partie en raison d'un meilleur diagnostic : les lymphogranulomatoses vénériennes rectales (LGV) dont l'agent infectieux est Chlamydia trachomatis.
Cette forme de l'infection, qui a émergé en France et dans les autres pays européens en 2003, touche particulièrement les homosexuels.
Chez la femme, l'infection causée par C.trachomatis est également l'infection sexuellement transmissible bactérienne la plus fréquente.
En l'absence de traitement, elle peut avoir des complications graves (grossesse extra-utérine, stérilité).

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© Le Refuge 2003 - 2008