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Bonjour,

j'ai 17 ans. J'ai découvert votre site Internet, et ainsi votre association par pur hasard.
Bien que ce soit le même hasard qui ait fait de moi un homosexuel.
Je trouve votre initiative remarquable, et marquant une vraie détermination : Celle d'agir, car si il s'agit bien d'un mot, c'est surtout une volonté.
Je ne connais aucune association personnellement sur Montpellier, cependant j'avais entendu parler d’Angel que vous citez aussi dans certain de vos articles.
Il semble par ailleurs que le Languedoc-Roussillon, et plus particulièrement l'Hérault soit plus enclin à l'acceptation de l'homosexualité de par le nombre assez considérable (en comparaison à d'autres régions ou départements) d'associations d'aides, sportives ou autre.
Et, je ne suis rien, pour vous féliciter, de votre travail, (j'ai lu vos rapports d'activités 2004-2005 et 2005-2006), mais je peux vous apporter tous mes encouragements.
Il est vrai, que les homos sont plus "fragiles" au suicide comme vous l'expliquez si justement, et pour en avoir vu les dégâts (3 tentatives de suicide d'un de mes ex, soldé par 2 départs aux urgences), je suis persuadé que le soutient de personnes qualifiées ou de volontaires compréhensifs est vraiment un grand PLUS que vous pouvez nous apporter !
J'ai eu beaucoup de soucis familiaux, et j'en ai encore.
Je vis seul, avec ma mère depuis l'âge de deux ans.
Je lui ai appris mon homosexualité depuis l'âge de 14ans.
C'est après m'être "forcé" aux tentatives avec les filles, sûrement pour tester, et pour faire comme les autres, que je me suis rendu compte, qu'en fait, je ne faisais certainement pas partie de ce qu'on va appeler : "la norme".
Et depuis, les relations avec ma mère sont en dents de scie.
Elle ne l'accepte pas du tout, et nous en parlons irrégulièrement (le moins souvent possible il faut l'avouer).
Je me fais beaucoup de soucis pour elle qui en devient triste, et ça lui rappelle de mauvais souvenir de son enfance et les moments passés avec mon père, que je ne vois que très rarement.
Le suicide, serait un peu le courage de ceux qui n'en n'ont plus. Et moi, il semble que je n'ai pas ce courage.
J'essaye tout pour que mes relations avec ma mère restent bonnes.
Je ne lui parle jamais de mon homme, ne le fais jamais venir à la maison, évite les sujets ayant de près ou de loin un rapport avec l'homosexualité.
J'ai conseillé à ma mère de faire une démarche auprès d'un psychologue.
Ce qu'elle a fait, la semaine d'après.
Deux de mes amis sont au courant, et ils l'ont très bien compris, acceptés, et nous en parlons toujours en rigolant. Je crois que mon équilibre, tient un peu de cette relation, bizarre avec ma mère, qui prend soin de moi, et dont j'essaye de prendre le plus soin possible, car nous sommes loin de mon père et des autres membres de la famille.
Et bien, avec tout ça, je vais bien, ou du moins j'ai l'air !
Je ne me porte pas trop mal.
Mais je me fais tout le temps beaucoup de soucis pour ma mère, et pour comment je vais gérer, par rapport aux études et au reste.
Je vous souhaite tout plein de courage pour la suite !
Tout plein de volonté !
Je vous souhaite de la chance, et sans oublier que nous vivons au 21eme siècle donc de l'argent ! Amitiés,

Martin.

 
 
   
Bonjour,

Je vous écrit à propos de l'article paru dans Têtu n° 72 à propos du refuge.

Je suis moi même un jeune homo de 16 ans et j’aimerais beaucoup avoir plus de précision sur votre projet car je le trouve excellent, je trouve ça génial que des gens s’occupent de cela comme ça et j'aimerais beaucoup faire mon possible pour aider, (j'habite et je connais très bien Paris).
Je n'ai pas été confronté au rejet de mes proches et de ma famille mais j'ai souffert et je souffre encore de la solitude à laquelle je suis enchaîné et forcé, à force de n'avoir rien qui nous fait exister, aucune trace, aucun repères dans la société on (en tout cas moi) à l'impression être dans le noir; lorsque l'on a 15 ans et que l'on est homo, il est impossible de trouver quelqu'un avec qui être bien, et lorsque l'on est amoureux, on ne peux pas le dire, à personne on est obligé de le garder pour soi.
Moi, je souffre énormément de cette solitude, et j'en ai marre de l'image donnée par le milieu gay ou l'amour n'existe pas, ou il ne sembla y avoir que le sexe...
J'ai d'ailleurs réussis à publier une lettre dans Têtu 71 dans la rubrique 15-20.
Mais ça ne soulage pas de cette solitude et de cette impression d'être un extraterrestre...
Je parle un peu trop désolé, mais c'est vrai que j’ai tendance à devenir très dépressif dès que j'aborde le sujet, alors je trouve ça génial de faire quelque chose comme vous le faites, j'ai l’impression que ça peut aider beaucoup de gens, pour rencontrer d'autres jeunes gay pour quitter l'isolement dans lequel on est et moi qui me fait complètement suffoquer.
J'aimerais faire tout mon possible pour participer à cela pour aider d'autre gens comme moi.

Matthieu.

 
   
Bonjour Nicolas, bonjour autres membres de l'équipe,

Je m'appelle Seb, et comme beaucoup, j'ai entendu parler de votre projet par l'intermédiaire de Têtu. J'avais moi aussi été très marqué par l'article sur la situation en Grande-Bretagne et par le manque de structures d'accueil pour ados LGBT en France.
J'ai 22 ans, et pour ma part, je n'ai que très peu souffert de mon homosexualité dans ma famille et parmi mes amis.
À l'exception de mon père, qui fait beaucoup d'efforts, je le sais, personne n'a de problème lié à mon identité sexuelle et la majeure partie de ma famille est au courant.
Quant à mes amis, ce sont des homos, bi et autres borderlines ou des hétéros très ouverts d'esprit.
Mais assez parlé de moi : j'aimerai m'investir dans le Refuge, et je vous ferais parvenir très prochainement mon bulletin d'adhésion et ma cotisation.
Pour ma part, je suis occupé par mes études et les boulots d'étudiants qui me permettent de subvenir à mes besoins, mais je voudrais faire quelque chose.
Ma formation inclus notamment du graphisme, et je suis tout à fait prêt à vous aider pour le site et peut-être aussi pour trouver un logo et une identité visuelle.
C'est parfois considéré comme secondaire pour une assos, mais une bonne comm' c'est plus d'efficacité, plus de visibilité et donc aussi plus de chances de se faire entendre.
C'est pas grand chose pour le moment, mais c'est un début.

À très bientôt,

Seb.

 
   
Salut Nicolas,

Moi c'est Tom.
Tu ne me connais pas mais tu as eu mon assistante sociale au téléphone ce matin.
Je t'écris car je ne sais plus vers qui me tourner.
Après m'être fait virer de chez ma mère, j'ai trouvé une chambre au foyer de la jeunesse de Toulon d'où je vais bientôt devoir partir.
Je fais le tapin pour survivre mais mes clients se lassent de moi.
En plus, je suis vraiment à bout.
J'avais espéré que tu avais déjà un local, j'y voyais une chance de m'en sortir.
Je vais pas te faire un mélo mais j'ai 21 ans et ça fait des années que je galère.
Un exemple j'ai passé 6 ans en foyer et dans un de mes foyers, on m'a mis pendant trois mois dans un hôpital psychiatrique avec camisole chimique lorsqu'un éducateur a découvert que je couchais avec des jeunes de mon âge.
Ils appelaient ça une déviance comportementale.
Heureusement qu'un juge pour enfant qui connaissait ma sexualité m'a fait sortir.
Et des exemples comme ça, j'en ai à la pelle.
Tout ça pour te dire qu'à 21 ans, je me sens blasé et je commence à vraiment fatiguer.
Petit à petit, je lâche prise sur ma vie.
J'ai besoin d'aide et de sortir de tout ça, de mener une vie normale et de sortir de Toulon.
Je suis allé voir une association de Toulon et là, surprise le président est un client habituel qui refuse de m'aider.
Que faire???

 
   
J'en ai marre je n'en peu plus je vis avec ma mère et mon beau père, mon père est décédé.
Ma mère commence à deviner que je suis homosexuel.
En ce moment elle me considère comme de la "merde".
J'ai pris des médicaments, et j'ai été à 2 doigts de mourir.
Je n'ai que 17 ans et ma mère veux me mettre à la porte je ne sais plus où aller, la famille ? Ils sont du même avis que ma mère.
Je vous dit tout sa pour que vous puissiez me trouver une solution.
Sa serait gentil d'avoir une réponse.
Bon je vous laisse en vous remerciant.
Au revoir.

Vincent.
 
 
     
 

Hello, j'ai un gros problème je suis homosexuel dans une famille musulmane et là franchement je suis perdu j'ai envie de sauter par la fenêtre mais je n'en ai pas le courage mais avec tous les événements qu'il y a eu dans ma vie à savoir (15 ans coups avec ceinture dans le dos car j'avais ramené un têtu 18 ans au mois de août 5 points de sutures et une cicatrice à vie sur le nez).
Bref, j'en ai marre de vivre dans une famille violente.
Je vous raconte ça mais bon j'ai plus envie de m'en sortir j'ai fini par accepter et par me résigner à cette vie jusqu'au jour où je n'en pourrais plus et finirais par me buter.
Je veux juste dire à ceux qui ont des petits bléms avec leur parents etc. que franchement c'est rien du tout.
Kiss

Yacine.

 
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