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Projet de loi « Asile et Immigration » : Le Refuge en appelle aux députés pour mieux protéger les jeunes LGBT en exil
Mar 27

Projet de loi « Asile et Immigration » : Le Refuge en appelle aux députés pour mieux protéger les jeunes LGBT en exil

L’association nationale de lutte contre les LGBTphobies Le Refuge invite par courrier les députés à amender le projet de loi « Asile et Immigration » afin de prendre des dispositions spécifiques pour la protection des jeunes LGBT en exil. Elle les alerte aussi sur plusieurs dispositions du projet de loi qui risquent d’exposer les jeunes exilé.e.s LGBT à de graves dangers.

Régulièrement sollicitée pour héberger et soutenir des jeunes migrant.e.s LGBT, le Refuge constate que leur nombre a presque doublé en un an : ils/elles représentent 27% des jeunes accompagné.e.s en 2017 contre 14% en 2016. « Toutes les délégations sont concernées, explique Nicolas Noguier, président du Refuge. À Marseille par exemple l’an dernier, le Refuge a hébergé sept jeunes gens en demande d’asile ou situation irrégulière originaires d’Afrique. Nous en avons accompagné dix autres dans leurs procédures de demande d’asile. Parmi eux, deux seulement ont obtenu leur statut de réfugié, deux autres un visa ‘à visée humanitaire’ et un la naturalisation. En revanche, sept jeunes attendent l’examen de leur demande d’asile par l’OFPRA et un autre un visa pour soin ; quatre ont été placés en procédure Dublin et risquent d’être renvoyés. »

L’association Le Refuge demande donc aux députés d’amender le projet de loi de manière à mieux protéger les jeunes migrant.e.s LGBT, notamment pour assurer leur repérage et leur orientation vers des associations d’accueil. Le Refuge et ses avocats, par la voix de son président Nicolas Noguier, se disent prêts à travailler avec les parlementaires qui envisageraient de présenter des propositions d’amendements.

Selon Le Refuge en effet, plusieurs dispositions risquent d’exposer encore plus les jeunes LGBT migrant.e.s au danger, notamment les délais raccourcis de formulation des demandes, les délais réduits de recours devant la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) en cas de refus par l’OFPRA, le risque accru d’enfermement en centre de rétention et leur expulsion forcée dans le cadre de la procédure Dublin.

  • Lire la lettre ouverte du Refuge aux députés en date du 26 mars 2018
  • Lire le compte rendu de l'audition du Refuge à l'Assemblée Nationale par Marie-Claude FARCY, Secrétaire générale de l'association

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