Urgence 24h/24 : 06 31 59 69 50

Des actions puissantes et multiples pour accompagner les jeunes en souffrance

La Fondation Le Refuge offre à ses bénéficiaires en souffrance un environnement sécurisant et l’attention d’équipes pluridisciplinaires pour les guider vers l’autonomie en les aidant à se reconstruire.

3 grands axes d'intervention

Accompagnement & hébergement

Ligne d'urgence 24h/24

Actions de sensibilisation

Des jeunes accompagnés venant de toutes classes sociales confondues

Les jeunes que nous accueillons sont de toutes origines sociales et ont comme dénominateur commun le rejet familial en raison de leur homosexualité ou transidentité.

Livrés à eux-mêmes bien trop tôt, ils se retrouvent sans ressource, fragilisés et sans repère pour se projeter sereinement dans l’avenir. Ces jeunes que nous accompagnons vivent dans une grande précarité et connaissent une détresse psychologique qui les conduisent trop souvent vers des situations d’isolement social extrême et des comportements à risques. Suicide, prostitution, consommation abusive de drogues et d’alcool, scarifications…

22 dispositifs et 187 places d’hébergement pour donner un nouveau départ aux jeunes accueillis

Implantés dans les principales villes de France métropolitaine ainsi qu’en Outre-mer, les 22 dispositifs d’accueil de la Fondation Le Refuge proposent aux jeunes LGBT+ en détresse un hébergement au sein d’appartements/maisons-relais.

Au cœur de ces derniers, des équipes pluridisciplinaires salariées et/ou bénévoles s’organisent autour de différents pôles pour accompagner au mieux les jeunes dans leurs parcours de vie. Cet accompagnement gratuit se compose d’un soutien psychologique, de rendez-vous individuels hebdomadaires avec un travailleur social, et de participation à divers ateliers et permanences.

Ces temps communs visent à développer leurs compétences ou savoir-faire dans divers domaines (gestion d’un budget, cuisine, rédaction de CV, lettres de motivation…) ainsi qu’à leur apporter des moments d’évasion (sorties culturelles, randonnées, repas partagés, ateliers créatifs, café-philo…).

Être disponible 24h/24 et 7j/7

La ligne d’écoute et d’urgence du Refuge est joignable par appel ou par SMS sans interruption. 

Elle permet d’établir un premier contact avec les jeunes LGBT+ victimes d’homophobie familiale ou de mal-être dû à leur orientation sexuelle. Véronique, en charge de cette ligne, fait tou-jours preuve d’une écoute bienveillante et tente d’établir dès les premiers échanges une relation de confiance pour évaluer la situation du jeune, afin de l’orienter au mieux.

La coordinatrice, épaulée par une équipe de bénévoles formés à l’écoute, assure une oreille attentive à toute heure du jour et de la nuit.

Rassurer, discuter, orienter vers d’autres stru-ctures partenaires, et dans le cas de situations critiques, transmettre les coordonnées du jeune à l’un des travailleurs sociaux. Celui-ci pourra établir un état des lieux complet de la situation du jeune et si possible lui proposer une prise en charge dans l’un des dispositifs du Refuge.

En 2019, 6 881 appels ont été traités sur la ligne nationale. Si beaucoup ont émané de journalistes, partenaires sociaux ou ont abouti à des réorientations vers d’autres structures sociales, 1 869 appels ont répondu à la  mission de notre structure. Les  chiffres sont encore une fois alarmants : 880 demandes d’hébergement ont été actées, 189 ont nécessité une écoute attentive, dont la plupart sont toujours suivis par nos écoutants bénévoles, 20 ont fait l’objet de réponses juridiques adaptées, 64 ont abouti à un suivi social planifié alors que 167 personnes LGBT+ ne rentrant pas dans le  champ de nos actions ont été orientées vers des partenaires. Mais ce n’est pas tout ! Pas moins de 50 000 SMS ont été échangés avec les jeunes en détresse sur la ligne d’urgence grâce à la dizaine d’écoutants bénévoles mobilisée.

Pour répondre à l’explosion de demandes, nous avons enregistré 40 112 nuitées, dont 38 869 en appartement-relais et 1 243 en structure hôtelière.

Zoom sur les actions éducatives menées par Le Refuge

En 2014, Le Refuge a été agréé Association Complémentaire de l’enseignement public par le Ministère de l’éducation nationale.

Cet agrément national encourage tous les lycées de France à accueillir la structure afin qu’elle réalise des interventions en milieu scolaire (IMS). Cette reconnaissance démontre la pertinence du travail accompli par les équipes du Refuge qui interviennent depuis 11 ans sur le territoire pour faire reculer les LGBT-phobies.

Les équipes du Refuge interviennent dans les établissements d’enseignement général ou professionnel à travers “Le Refuge Formation”, association loi 1901 et pôle de formation de la Fondation.

Nos interventions ont pour objectif d’amener une réflexion des élèves sur le sujet de l’homosexualité/l’homophobie, et d’en saisir les enjeux profonds. Pour cela, nous évoquons la question des préjugés et stéréotypes des jeunes (de manière générale, puis de manière plus ciblée sur l’homophobie et ses conséquences). Il s’agit avant tout de déconstruire des idées reçues, fortement ancrées chez la plupart des lycéens, et de les amener à réfléchir sur l’origine de ce comportement. Il convient également d’amener le lycéen à se positionner par une réflexion personnelle et d’envisager, le cas échéant, de se mettre à la place de son camarade brimé et insulté.

Les interventions réalisées en lycée se déroulent en quatre parties : définition des termes, découverte « triptyque de l’homophobie », questions de réfle-xion sur des thématiques liées à l’homosexualité, à l’homophobie et à la discrimination, et mises en situation pour ponctuer l’intervention.

Les retours des jeunes sur l’intervention mettent en avant l’utilité et la clarté de celle-ci tout comme sur l’acquisition des connaissances. Les résultats concernant les définitions d’homosexualité et d’homophobie nous poussent, encore et toujours, à intensifier notre présence dans le cadre scolaire.

Le fait que 87,2 % des jeunes interrogés estiment être assez à l’aise pour évoquer le sujet démontre l’approche pédagogique permettant à chacun de se sentir assez libre pour s’exprimer sur un sujet qui, somme toute, est plutôt difficile à appréhender généralement.

Il leur est aussi demandé avec quels types de personnes il leur est aisé ou malaisé de discuter d’homosexualité ou d’homophobie.

Il est intéressant de souligner que les personnes de l’entourage avec qui le sujet peut être abordé facilement ou très facilement sont :

  • en premier lieu les amis (82 %)
  • viennent ensuite les associations intervenantes (75 %)
  • les frères et sœurs (63.7 %)
  • puis la mère (60.9 %)
  • puis les infirmières scolaires (56,9 %).

A contrario, le père et les professeurs ne figurent pas parmi les interlocuteurs les plus privilégiés avec respectivement 48,5 % et 44,6 %.