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Tout a commencé il y a six ans, au divorce de mes parents, le 27 décembre 2008. À partir de ce jour-là, un vide se crée en moi. Je ne vais quasiment plus à l’école, mon père ne dit plus rien, il se sert de ma sœur et moi pour enfoncer ma mère. Un tiraillement terrible.

Six mois plus tard, j’ai une belle-mère, une peste ambulante, qui s’installe chez nous avec ses deux enfants. Elle m’en fait voir de toutes les couleurs. À chaque dispute, je me réfugie sur mon ordinateur, où j’y découvre le corps masculin qui m’attire de plus en plus. Je décide d’avoir un œil plus clair par rapport à mon orientation sexuelle en proposant à un voisin célibataire de quarante-deux ans de m’aider. Plusieurs rapports réguliers avec lui me font découvrir ce que j’aime vraiment… Les hommes.

J’ai douze ans et demi et maintenant, je découvre mon homosexualité. Quelle vie ! Personne ne sait rien, et je ne me vois pas en parler à qui que ce soit, impossible ! Mon père s’est mis à boire, il devient violent envers moi, ce qui ne gêne en aucun cas ma belle-mère. Trop, c’est trop. Je pars vivre avec ma mère et mon beau-père. Mes souffrances me poussent à avouer qui je suis réellement à mes copines. Mon premier amour me pousse à avouer à ma mère ce que je suis… gay.

J’ai peur, mais je me lance. Elle le prend bien, me pose plein de questions. On se rapproche, puis un accident de voiture vient perturber ma vie. Le dos en vrac, dépression, mon premier amour me quitte, au collège rien ne va plus, un drame devait arriver. Je prends plein de médicaments, un soir, et laisse une lettre à ma mère. Par chance, je n’ai pas pris assez de médicaments. Maman me change de collège, je reprends confiance en moi petit à petit, j’assume ma sexualité, et je me lance dans des stages de coiffure dans un salon. La patronne comprend ma douleur et me prend sous son aile, elle m’aide beaucoup. Chez ma mère, la situation se dégrade de plus en plus avec mon beau-père.

Je décide de partir vivre chez mes grands-parents paternels qui m’ont toujours gâté. J’y resterai six mois, car je viens de comprendre que ma sexualité chavire, je comprends que je veux être une femme. La famille de mon père me rejette complètement : à leurs yeux, je ne suis qu’une pute. Ça se termine en bagarre, je mets un coup-de-poing dans le nez de mon père, ce qui me coûtera de passer trois jours en psychiatrie avant de passer en jugement pour intégrer le Refuge Montpellier, car je n’ai que seize ans et nulle part où aller.

Le 3 décembre 2013, j’arrive donc au Refuge. J’ai un peu de mal à m’adapter à cette nouvelle vie, je suis loin de tout, c’est tellement dur. Mais j’y trouve un amour vrai et tellement chaleureux, avec le réconfort et l’aide dont j’ai besoin. J’y rencontre mon chéri, avec qui je resterai six mois. Je quitte le Refuge pour vivre à nouveau chez mon père, mais ils me font vivre encore un enfer. Heureusement, ma mère quitte mon beau-père trois mois plus tard. Nous vivons maintenant tous les trois, maman, ma sœur et moi, dans l’amour et la joie.

Un grand Merci au Refuge.

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