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Olivia Chaumont

Collège des personnalités qualifiées

Je suis Olivia, j’ai 69 ans pour quelques mois encore et j’exerce la profession d’architecte urbaniste.

Je connais Le Refuge depuis huit ou neuf années. D’abord comme beaucoup de français par les médias puis ensuite par une rencontre, celle d’une personne bénévole qui m’a fait découvrir l’association de l’intérieur. J’ai été tout de suite admirative des efforts et de l’engagement de tous les bénévoles. De l’esprit de tolérance qui partout imprégnait les relations entre les jeunes admis et l’encadrement associatif.

C’est cet esprit de tolérance, justement, qui m’a amené à m’engager dans l’association. Quand on est une personne transgenre, qu’on a côtoyé l’ostracisme, la discrimination et le rejet; qu’on réclame l’acceptation de l’Autre —avec un grand A—; qu’on se bat pour que l’homophobie et la transphobie soient rangés au rayon des peurs inutiles liées à des morales contestables; qu’on considère que ces attitudes d’exclusion entravent le processus de civilisation d’un société, alors il est naturel de donner un peu de soi pour faire avancer les choses.

C’est pour notre cause une reconnaissance de la société française. C’est pour nous un palier nouveau dans nos actions. Un changement d’échelle… C’est pour les donateurs un gage de sécurité et d’assurance.

La structure est une chose importante. C’est le cadre structurant dans lequel nos actions s’inscrivent. Mais ce n’est qu’un cadre. Le plus important ce sont les hommes et les femmes qui y travaillent. Leur dévouement, leur abnégation, leur dynamisme et la chaleur de l’accueil qu’ils réservent aux jeunes en difficulté. Ce sont eux qui font Le Refuge. Ce sont eux qui feront évoluer le cadre. A ce niveau, je baisse mon chapeau devant toutes ces énergies, les bénévoles et les permanents. Ceux qui encadrent, ceux qui gèrent… Avec un salut particulier à Nicolas et Frédéric.

Après ce que je viens de dire, la proposition qui m’a été faite était un véritable honneur. Avec tout ce que cela veut dire de responsabilité devant la tâche qui doit être accomplie inlassablement. Comme le dit souvent Nicolas : « Nous aurons gagné le jour où Le Refuge ne sera plus nécessaire et pourra fermer ses portes ». Je suis bien sûr à l’entière disposition du bureau pour travailler sur n’importe quel chantier où je pourrai apporter quelque chose. Les chantiers ne me font pas peur. J’en ai dirigé pendant trente ans…

Une chose toute simple : un regard heureux. Celui d’une jeune trans qui pouvait enfin poser tranquillement ses valises au Refuge et vivre en confiance sa transition sous le regard fraternel de son entourage. Je sais ce que cette joie pouvait avoir d’importance.

L’homophobie et la transphobie se combattent à trois niveaux : l’éducation, l’enseignement et l’exemple. La Fondation Le Refuge apporte sa contribution dans les trois. Elle participe ainsi au processus de civilisation que j’évoquais plus haut. Je m’en réjouis chaque jour et suis fière d’y avoir une toute petite place.

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