Urgence 24h/24 : 06 31 59 69 50

Ce mois-ci, rencontre avec Serge Perrody, délégué régional Occitanie et délégué départemental de Haute-Garonne du Refuge.

Depuis quand es-tu au Refuge ? Quel est ton rôle ?

Je suis au Refuge depuis octobre 2010 (date où j’ai initié le projet d’une délégation sur Toulouse) – Actuellement délégué régional Occitanie et délégué départemental Haute-Garonne.

Comment as-tu connu Le Refuge ?

J’ai connu Le Refuge en faisant des recherches d’association LGBT sur Internet.

Quelles sont les raisons de ton engagement au sein de l’association ?

J’ai le désir d’apporter ma pierre à la construction d’une société plus juste, plus inclusive, plus fraternelle ; combattre les préjugés et les stéréotypes ; l’accueil inconditionnel des jeunes en souffrance, leur dire qu’ils sont de belles personnes malgré tout ce qu’ils pensent d’eux-mêmes et tout ce que leur famille et plus généralement la société leur renvoie de négatif, leur dire que la vie vaut le coup d’être vécue pour peu qu’on croit qu’il y a toujours un chemin possible même après la violence des ruptures et que ce chemin on ne le fait pas seul.

Que t’apporte Le Refuge au quotidien ?

Le Refuge m’apporte le sentiment d’être utile bien sûr; la rencontre avec des personnes (les jeunes mais aussi les bénévoles) qui me bousculent parfois, qui m’aident à me décentrer, à grandir en humanité; finalement des rencontres qui donnent du sens et qui nourrissent mon quotidien.

Quelle est la raison principale de la régularité de ton engagement ? Qu’est-ce qui te pousse à continuer ?

J’essaye d’être fidèle à ce que je décide un jour; ce qui me pousse à continuer, c’est le plaisir sans cesse renouvelé que j’ai à accueillir les autres, à organiser, proposer, inventer des solutions et des projets adaptés à la fois à la structure, aux jeunes et aux bénévoles. Actuellement aussi, c’est, par exemple, aller à Saint-Gaudens au sud du département où se développe une antenne du Refuge ou dans les départements limitrophes (Lot, Tarn, Aveyron…) pour permettre une présence et la visibilité de l’association. Ce sont les interventions en milieu scolaire où il est passionnant de comprendre avec les élèves ce qui nourrit l’homophobie et la transphobie, comment la déconstruire et rester des « veilleurs ».

Quelle a été ta plus grande difficulté durant ton engagement au sein du Refuge et comment l’as-tu surmonté ?

Il y en a plusieurs en fait : l’aspect volatile du bénévolat qui rend difficile – c’est moins vrai aujourd’hui où des bénévoles sont plus impliqués dans la durée – la continuité des projets; les jeunes qui parfois scient la branche sur laquelle ils sont assis alors qu’ils viennent de trouver une formation ou un job par exemple et qui ne donnent pas suite ; des prises de décisions qui n’ont pas toujours été comprises par l’équipe et qui engendrent des tensions. Pour toutes ses difficultés, j’ai appris à prendre de la distance et à faire confiance 1/ en laissant du temps au temps 2/ en restant dans l’échange et le partage. L’appui et la confiance de Nicolas Noguier et Frédéric Gal ont été essentiels à certains moments.

Jusqu’à présent, quel événement t’a le plus marqué ? 

Certainement la mise à disposition d’appartements-relais, et aujourd’hui de notre local d’accueil de jour, par la Mairie de Toulouse qui nous permettent de développer au mieux le projet de l’association : héberger, accompagner dans la confiance réciproque et favoriser un « vivre-ensemble » apaisé.

Leave a Reply

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.